Persécution en Bosnie, homophobie aux É.-U.

Dario Kosarac fait part de ses sentiments de ne jamais s'être senti appartenir à la société bosniaque parce que ses parents formaient un couple mixte (Serbe et Croate) et de n'avoir jamais été vraiment accepté aux É.-U. parce qu'il venait de Bosnie et qu'il est homosexuel.

Transcription vidéo
Je suis né et ai été élevé en Bosnie, qui était à l'époque la Yougoslavie socialiste. Mes parents étaient d'origines ethniques différentes, ce qui fait  que je suis un serbo-croate en Bosnie, une zone principalement musulmane. Quand j'étais petit, ce n'était vraiment pas un problème. Nous vivions dans une société relativement laïque, et ce n'était pas une grosse affaire. Et puis, la guerre a commencé, et ce qui est arrivé, ce n'est pas tant que nous étions une minorité vivant à Sarajevo qui n'étions pas musulmans, c'était davantage que nous n'appartenions réellement à aucun groupe parce que nous ne pouvions être identifiés ni aux Serbes ni aux Croates. Et ça, malheureusement, a fait en sorte que notre famille nous a abandonnés. Notre parenté sentait qu'elle ne pouvait s'associer à nous parce que nous n'étions pas ― et ne pouvions pas être ― l'un ou l'autre.
Ma sœur et ma famille ont été victimes de violence, et ma mère a été congédiée parce qu'elle n'était pas du groupe ethnique dominant dans la région où nous vivions.J'ai donc quitté la Bosnie pour aller au secondaire aux É.-U., puis après à l'université. J'ai pensé que je quittais l'étroitesse d'esprit des Balkans pour aller dans la grande Amérique devenir quelque chose de plus grand et de meilleur. 

Quand je vivais aux É.-U., la manière habituelle d'obtenir la citoyenneté, ou de pouvoir rester de façon permanente ― enfin l'une des manières habituelles ―, était par le mariage. Et il se trouve que je suis gay. Et à nouveau, cette incapacité de correspondre à ce que la société définit comme étant admis ou normal, hum, ne m'a pas permis de me marier à mon partenaire à l'époque et  ainsi de rester dans le pays.

Après dix ans, encore une fois sentant que je ne fais pas partie de cette société, je ne suis pas un intervenant, je suis juste un visiteur et un étranger, comme ils nous appellent là-bas. Tout cela a abouti à une décision, une décision très difficile, celle de dire que j'allais encore déménager. J' allais aller à Toronto.

Une fois que vous voyez comment ça devrait être, une fois que… le poids de cette discrimination sous-jacente, cette discrimination constante disparaît, vous réalisez que c'est comme ça que la vie devrait être, que, vous voyez… je ne devrais pas avoir à me préoccuper du fait que je suis gay. Et je ne devrais pas avoir à me préoccuper du fait que ma mère est croate et que mon père est  serbe… que je devrais avoir toutes les mêmes possibilités ― et c'est ce que j' ai trouvé ici.


Pubblicato da: Lorenzo Bernini

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